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[Résumé]: OM 1-2 PSG: De battre, mon coeur s'est arrêté...

BoulesdecristalMunich, Treize ans plus tôt, nous sommes le 26 Mai 1993... Basile Boli crucifie Milan d'un coup de tête rageur à la 43e minute... Les supporters venus en nombre en Allemagne exultent pour ce qui devient l'apothéose dans le club Marseillais avant la descente aux enfers qu'on lui connait. Depuis, à vrai dire... Plus rien. Si ce n'est deux finales perdues en 1999 contre Parme (0-3) et Valence en 2004 (0-2) en coupe de l'UEFA sous l'ère Dreyfus. La Coupe Intetoto étant plus considérée comme un tremplin vers l'UEFA, qu'un trophée à part entière, digne des louanges les plus extrêmes. Bien sûr, ils ont quand même le mérite de l'avoir remporté 5-1 contre la Corogne...


Paris, Seine Saint Denis, Stade de France, retour à la réalité. Nous sommes les 29 Avril 2006, jour de finale nationale entre deux clubs phares du championnat... Les années Dreyfusardes continuent, et une nouvelle occasion se présente pour tenir enfin le premier trophée légitime qui redonnerait le sourire à tout un peuple. Ribery de retour de forme est l'icône tant attendue pour ouvrir le festival et permettre de renouer avec un succès après de longues années de disette, avec ses compaires Niang, Pagis et Maoulida, en forme olympiques ces derniers temps. Le soleil brille... mais gare aux nuages jamais loin...

En face, Paris, l'éternel (depuis la fin des années 80) ennemi de la bonne mère et ses fidèles nombreux de part le monde Franco-français. Six coupes de France dans son escarcelle contre dix pour les phocéens, mais deux finales font une victoire ces dernières années. Pauleta, l'aigle des Açores est toujours aussi à craindre par sa faculté à se défaire des défenses et tromper Barthez de tirs plus magnifiques les uns que les autres. Il est le PSG à lui tout seul depuis le début de l'année, et l'on se demande ce qu'ils feraient sans lui... M'enfin, nous c'est Ribery...

Mr Duhamel est l'arbitre de la finale, les joueurs sont prêts, présentés à Chie Rac comme il se doit... Le président nous gratifie de son sourire de faux cul comme il en a l'habitude, prêt à se détruire la mâchoire. Passées les gâteries présidentielles, le mètche cher à Jeannot peut débuter.

A peine le temps de tergiverser, que Taiwo se croit au club med et se laisse déposséder du ballon par Cissé qu'il croyait au sol, avant que Kalou ne décoche un tir miraculeux que la barre relance dans le but. M'est dit que la Bonne aventure n'est pas celle que l'on croyait, et que de miraculés, nous allons passé à borgnes pour la vie secondé d'un teint blafard et une camisole de force pour retenir notre rage envers le jeune et dreadlocké nigérian... Il y a de quoi vu l'action de jeu. Au lieu de dégager, il s'évertue à gambader tranquillement avant que Cissé ne vienne le réveiller, en vain... Une vraie chèvre... Mr Seguin, si tu voulais bien descendre des tribunes pour venir la récupérer, un paquet cadeaux te sera offert en dédommagement.

Les Marseillais accablés, voient une grande partie du stade crier de joie et se ranger à la cause Parisienne, de quoi nous enfoncer encore plus devant le poste de télé. Cana en aboyeur, Lamouchi en sage, Ribery en percuteur, et leurs compères d'attaque tentent de repartir de l'avant mais à la vingtième minute, Pagis se blesse sur dans un accrochage avec Mendy, qui au passage, ne récolte rien si ce n'est les fruits de ses cours de Karaté. Oruma rentre, Ribery repasse dans le couloir, celui la même qu'il avait quittée pour manque d'effets...

Les Parisiens jouent le contre, Marseille joue à deux à l'heure, mais paraîtrait qu'il faille arriver à point... Pour l'instant, il n'y a que les marseillais cuits à point, totalement asphyxiés par les parisiens et leur bloc défensif.

L'asile se remplit mais l'espoir y est encore malgré les quarante cinq premières minutes. La deuxième mi-temps commence, et on a à peine le temps d'ouvrir les yeux que Dohrasso vient crucifier les espoirs marseillais... Seul dans l'axe, personne ne fait le pressing, Taiwo court seul dans son couloir et accélère sans que l'on sache pourquoi vers le six mètres... Dohrasso effectue un tir dans le petit filet gauche que Barthez, avancé comme à la parade, ne peut contré...

La télé s'éteint d'elle même pour ne pas m'achever. Maoulida marque à la 67e minute et relance les 20000 supporters marseillais, qui se remettent à chanter. Les vingt dernières minutes sont marseillaises, mais la défense parisienne tient bon. Lamouchi aura bien l'occasion d'égaliser, mais il mange la feuille de match, telle une salade de laitue. Maoulida aurait pu recevoir le centre de Nasri mais il n'avait pas été conçu par ses parents pour faire quelques centimètres de plus... Dommage.

L'arbitre siffle la fin du match après un énième centre de Taiwo dans les bras de Letizi... Les parisiens exultent... Mais pas le reste du stade... Pas les marseillais, ni nous télé visionneurs d'un soir... La camisole, je la mets de moi même et demande à retrouver l'asile Boli, le temple de ceux qui pensent encore à il y a treize ans... Mais aussi pour m'éviter un meurtre sur Taiwo et ses amis... Il y a peu encensé par tout le monde, il sera désormais la cible de quolibets et autres agacements soudains...

Encore une finale ratée, une de plus sous l'ère Dreyfus, absent ce soir... Le règne des finales et des espoirs perdus. Retour sur terre après avoir pensé à l'impensable, de l'avoir vécu avant même de l'avoir joué, rendez vous maintenant à Auxerre mercredi soir pour tenter de prendre cette troisième place qualificative pour la ligue des lampions, la notre... la leur... celle que nous pleurons chaque soir comme le dernier grand trophée du club. Je vous laisse, des maux me prennent...

Ce soir, De battre mon coeur s'est arrêté...

 



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