"Nous avons vécu et connu ce soir (mercredi, ndlr) une de ces soirées dont le Vélodrome peut être coutumier. Une de ces soirées qui lui a permis d’asseoir une réputation de grand stade. Nos supporters ont été là. Ils sentaient que ce soir il y avait quelque chose d’important à jouer. Cela dit c’est vrai qu’en première mi-temps nous avons connu beaucoup de difficultés. Je dirais même des frayeurs puisque dans cette période les Nantais ont su monopoliser le ballon.
Ils nous ont fait courir et mis le doute dans la tête. Au point qu’à la mi-temps on pouvait se poser la question de savoir si c’est nous qui menions au score ou si c’était l’adversaire, tant l’emprise du jeu par les Nantais avait jeté le trouble dans les têtes.
Le premier but de Franck Ribéry a été une inspiration extrêmement opportune. Par la suite, le deuxième nous a beaucoup décontracté et permis à l’équipe de se retrouver et d’être plus apaisée, plus sereine et de construite une victoire méritée.
Depuis le match contre Lille, nous sommes dans une période plutôt bonne même si à Valenciennes on pouvait avoir des regrets. Mais nous avons fait preuve d’une certaine force mentale, ce qui n’était pas tout à fait le cas jusqu’à présent. Cette équipe semble aujourd’hui retrouver une de ses vertus qui nous avait beaucoup aidée en cette première partie de saison. Le vœu que l’on peut formuler c’est d’espérer que la dernière ligne droite sera de la même veine que celle que nous avions effectuée.
Djibril Cissé a manifesté une joie qui était bonne à voir. Il a été applaudi par le public avant son entrée sur le terrain et je pense que le prolongement logique a été ce but salvateur qu’il a marqué. Non seulement il lui fait du bien sur le plan personnel, mais il a aussi permis à l’équipe de ne pas être sous la menace nantaise en cas de réduction du score. Puisqu’à 3-0, on pouvait penser que les jeux étaient faits.
C’est une finale totalement ouverte qui nous attend. Totalement indécise et qui n’est pas encore jouée. Je dirais même que son issue est incertaine voire improbable aujourd’hui. Depuis 1999 et cette finale perdue face à Parme en UEFA, nous en avons connues d’autres et nous les avons toutes perdues. Nous avons envie de faire une sacrée entorse à cette habitude.
On ne peut pas voir les choses différemment que sous le signe du succès, d’autant plus que la Coupe de France est un trophée que nous affectionnons tout particulièrement à Marseille"
(Pape Diouf, Président de l'Olympique)