A Marseille, quand il fait chaud, c'est le sauna dans la cuvette. Et quand il pleut, c'est le déluge. Toutefois, la pelouse se délecte de cette manne céleste jusqu'à la dernière goutte. Même pas une petite flaque sur le terrain. Par contre, quand le vent s'invite pour faire la java avec la pluie, pauvres supporters !!! Pas un centimètre carré abrité pour eux et elles (pauvrettes en collants et tenues shorts et maillots de l'OM, enveloppées dans les drapeaux en nylon fin). Mais, tout en restant à la buvette bien chauffée ou sous les gradins des virages au sec, les milliers de supporters marseillais rempliront le stade à la sortie des joueurs du vestiaire.
Ce soir, le match est capital, après le nul de Nancy concédé sur son terrain contre Le Mans, l'équipe olympienne doit prendre les trois points et consolider la troisième place. La victoire de Bordeaux à Toulouse, à la dernière seconde du temps additionnel, grâce à Micoud, ne nous permet plus d'être optimistes pour la seconde marche du podium. Alors, tout pour le bronze ! Pas de pitié pour les croissants ! Heu... les adversaires, pardon.
Ce n' est pas une surprise, équipe super défensive pour Lille, offensive pour l' OM . La pluie et le vent risquent d' être des éléments perturbateurs .
Mais, en bons marins, " En avant toute ", chacun est à son poste, prêt à assumer son rôle .
Début de match, on mouille et pas que par la pluie . Les dogues partent billes en tête à l' attaque . La pression n' est pas du bon côté, par Toutatis ! ! !
Vlan, treizième minute, première remontée de l' OM, et Niang, dos aux filets et de la nuque marque un but précieux ! Et le public congelé retrouve sa voix .
Le quart d' heure suivant se résume à une bataille de milieux, pas très passionnante et quelques approches des bois, stériles de part et d' autre .
Et ...........voilà, à force de dormir dans la défense marseillaise, le Losc égalise à la 37e par Makoum-Mirallas, puis, comme nos arrières sont partis se mettre au sec à la buvette, Mirallas en profite pour doubler la mise .
Quelle tristesse ! Quelle amertume et colère rentrée sur le visage de Gerets !
La pause aux vestiaires plus animée que le jeu sur le terrain, pour sûr !!!
Pas de changements à la reprise, ni de joueurs, ni de placements ! ! !
Si quelques gouttes d' eau et un brin de vent font perdre son football à l' OM, ou allons nous ?
Un tir de Niang ras du poteau . Tiens, 53e, petit vélo s' échauffe, réveillant le public, parce que, sur la pelouse, les lillois font le jeu devant les cages marseillaises . Akalé, transparent, sort pour lui laisser la place .
Et, trois à un pour Lille par Makoum, pourquoi ne suis je ni surprise, ni décue ?
Le reste du match, je vous en fait grâce .......
Une soirée gâchée, et méchament !
Tiens comme une sortie organisée entre couples amis; pour commencer, un film porté aux nues par la presse entière et qui
se révèle être un navet interminable .
Vite, à la pizzéria, une bonne royale, suivie d' une andouillette grillée sauce moutarde et vin blanc, des frites, salade, avec un
bon petit vin . Il y a un orchestre, une piste de danse . De quoi bien continuer la soirée .
Sauf que ...........................
La pâte de la pizza, du béton ; le vin, de la piquette ; les frites ont le goût d' huile rance ; l' andouillette est aigre .
Impossible de danser à cause de quelques éméchés qui importunent tout le monde sur la piste, cela se termine en pugilat .................
Enfin, quoi, une de ces soirées ou personne n' insiste pour partager un dernier verre, chacun ne rêve que de retourner dans son petit chez soi, peinard .
Le genre de soirée dont on se demande pourquoi on est sorti au lieu d' écouter de la musique, lire, ou dormir devant la télé en pantoufles et peignoir, pendant que la carte bleue reste au fond du tiroir .
Un week end qui finit en cauchemard, à oublier très, très, vite .........
Venez pleurer avec nous