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Après un Rhum,
rien de mieux qu'on bon p'tit Bordeaux. Ce n'est pas la même
contenance, ni le même goût, pourtant ce sont deux boissons aux vapeurs
passées alléchantes, toutes bonnes aujourd'hui à décaper mon jean mal
degrossit. Ca nous rappelle le temps de l'assomoir, d'ailleurs j'avais
mis très peu de temps à le finir, tellement je savais que ça me
gaverait vite, autant la boisson de l'alambic que le livre lui-même.
C'est que le mimile, il savait en faire de ses proses assomantes, à
croire que lui aussi était un fan de boissons. Ca glissait tout seul,
comme cette boisson d'OM sur mes papilles gustatives... Ouai je sais,
j'aurai tout aussi bien pu dire gosier ou trachée ou je sais pas quoi
mais bon hein, faut le vivre à fond le truc.
Bon c'est pas
tout ça mais on est pas là pour parler prose et Emile Zola. Tournons
nous donc vers Marseille, et son 51... Grammes bien-sûr comme le poids
du cerveau d'Anigo, j'entends. C'est d'une légèreté, à s'envoler
toucher la brise matinale, celle qui vous chatoie les paumettes de si
bonne heure quand vous ouvrez la fenêtre. Avouez, vous êtes pas dedans
hein? Bon essayez plutôt d'imaginer une pub pour le nouveaux Bordeaux,
c'est une femme qui s'y colle verre à la main en compagnie de son
hOMme, et là vous vous dites, hum, c'est moi l'hOMme.
En vous le stimulus hypotalamo neuronal se met en marche, et là c'est
le drame. Hop, la réaction enchaine est partie dans le dos des défenses
immunitaires, le gardien du corps doit sortir de ses cages mais la
pression est trop forte et c'est le but!!!!!! Hein quoi je m'évade? Ah
merde, j'ai encore trop bu de ce 51, vous voyez ce que ça fait quand on
devient comme Anigo... Vraiment mauvais pour la santé tout ça.
C'est qu'on m'a toujours habitué au 51 mais ces dernières années, j'ai
toujours eu un goût amer qui me restait au bout du palais, tout au fond
à gauche près de la glotte et je ressortais de mon année avec une
gueule de bois enorme... Faut dire aussi, les changements incescents de
patrons bourrés, les changements de testeur de bouteille type, les
meilleurs ingénieurs qui partent juste car il faut payer le salaire des
nouveaux buveurs, ça m'a laissé totalement en Berne, en young boy que
je suis... Aujourd'hui, je me prépare à repartir pour une année de
boisson et j'espère n'avoir juste à en boire que ce qu'il faut pour
être festif. Fini l'overdose je veux du juste prix... euh non du juste
dosage pardon. Désolé, j'ai encore mangé du riz au lit et ça m'est
resté sur l'estomac, j'en suis tout retourné.
Cette année côté apéro, on a le droit à un mix entre les joueurs peu
chers, libres ou le joueurs très cher dont on ne sait pas ce qu'il
fera. Un peu comme à Coach en Stock. Moi aussi parfois j'aimerais
pouvoir en être un, mais à défaut j'écoute et je me fais mon avis. Pour
le moment je reste dubitatif, il y a de la vitesse, des joueurs
techniques, un peu plus de complémentarité, mais est ce que l'oignon va
prendre? C'est la question du juste tri dans votre cerveau. Niang, le
ptit Lu, Ribery, Mendoza, Naze riz, Battles, un Dahu, Maité, il y a de
quoi faire de la bonne cuisine avec tout ça si la mayonnaise prend.
D'ailleurs, hier soir, après la sieste de la première mi temps, je me
suis bien ressaisi quand même et malgré la défense à l'italienne, j'ai
pu apercevoir quelques moignons de jeu très sympathiques, en espérant
que cela dure malgré la fatigue et ce dès samedi contre la cuvée
2005/2006 de Bordeaux aux allures très brasiléo.
Bordeaux? Quand je prononce ces deux syllabes j'ai encore en mémoire ce
coin de paradis de mon enfance, quand avec mes parents j'allais
patauger sur le bord d'eau de l'océan... mais aussi ce goût de vin bu
hier en compagnie de mon verre à Pied (et oui comme moi il en a, mais
il est unijambiste) sur le bout des lèvres. Et c'est pas Ricardo qui me
contredira, lui qui par le passé est allé souvent boire un p'tit verre
en compagnie de Rai et ses amis du Peuseugeu. Aujourd'hui il est le
coach, bon bourré mais coach du poisson à la bordelaise. Fini le temps
des Meriem et compagnie, retour aux Smicer et les brésiliens sortis de
derrière les fagots.
Il est loin le temps où on les voyait en haut de l'affiche, nous
titillant l'ongle du pied gauche et nous dépassant sur la ligne chez
les amis de Ricardo. Aujourd'hui, M6 et non M Sith (chaine locale) a
pris possession des millésimes et depuis c'est la récession. Tout part
en déliquescence, et c'est la débacle, on ne s'y retrouve plus, les
supporters non plus. Triaud doit d'ailleurs se demander ce qu'il fait
encore là en voyant le tout de l'intérieur. Cependant, ce n'est pas
parce que le club va mal qu'il faut en dire des nouveaux arrivants dans
les bungalows des anciens. On sait tous combien les jeunes pouces
mousses (j'ai dit pouce alors arrête toi) aiment venir jouer contre
l'OM au Vélodrome. Comme on dit desormais chez les autres "un ptit tour
(de vélo drole) et puis s'en vont"...
Néanmoins, espérons que ce ne soit qu'une imagination débordante d'un
gars fatigué en train de pondre un de ses trucs visqueux au possible et
que la verité en soit toute autre. C'est évidemment ce que je souhaite
derrière mon écran, avec les yeux explosés par les deux rhums que je
viens de me taper... un par mi temps sans compter la rediffusion et le
résumé... Quand je pense, le Bordeaux arrive, et j'ai pas encore fait
ma compo de CeS... Allez je file, j'ai assez mal au crâne à me relire.
Désolé à tous si vous captez rien mais c'était votre première fois de
l'année, alors je devais vous dévergonder à ma façon. Un dépucelage de
lecture de Gandalf... Ca fait mal au crane.
Darth Gandalf, l'homme qui buvait à l'oreille du nigaud.
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