
''Dabrijna'' Dniepropetrovsk...
Date: 24 février 2004 à 19:19:05 Sujet: Fumis
Au bout d’un entraînement intensif qui a duré au moins deux semaines, j’ai enfin réussi l’inconcevable : prononcer trois fois Dniepropetrovsk sans me tromper… Suite à l’extase de cette réussite phonétique sans pareil, je me suis donc mit à chercher l’origine de ce nom beaucoup trop cyrillique pour notre palet latin. Pour simplifier, la première partie "Dniepr-" correspond au fleuve qui traverse la ville, le plus important d’Ukraine, et qui passe également par Kiev ; le seconde partie "-petrovsk" semble correspondre au prénom Pierre, patronyme du célèbre Pierre-le-Grand, fondateur en 1721 de l’Empire de Russie… Malheureusement, je ne suis pas sûr à 100% de la traduction de "-petrovsk", si ce n’est que cela ressemble à "Pietr".
Donc en gros, cela nous donne "Pierre-sur-Dniepr", un nom de ville tout aussi barbare pour un Français que Chalon-sur-Saône ou l’Isle-sur-la-Sorgue pour un Ukrainien moyen… De plus, la ville a porté un autre nom dans l’histoire, Ekaterinoslav . Pour la traduction, consultez cette fois vos amis bilingues russes, ce sera plus rapide.
Sinon, Dniepropetrovsk est un important port fluvial, basé à proximité du bassin minier du Donets, et un très grand centre industriel ukrainien, héritage de l’époque de la soviétique Russie. Environ 1.100.000 habitants vivent dans cette cité, qui est en fait comparables aux grandes zones urbaines de la Ruhr allemande : beaucoup de gens, beaucoup d’usines, beaucoup de froid et de pluie. Imaginez un peu que du temps de l’U.R.S.S., cette zone était la Côte d’Azur de l’est. Pour non, simples Marseillais, cà correspond à prendre des bains de soleil à Dunkerke...
Côté football, rien de mirifique, le club du F.C. Dniepro ayant été rarement champion, et à peine plus de participation en coupe d’Europe. A noter tout de même une double confrontation contre les Girondins de Bordeaux dans les années 80. Mais à part cet épisode lointain, je ne me suis pas senti la force d’aller consulter le site officiel du club, qui a tendance à se bloquer constamment, ni les sites amateurs, pour la plupart en Ukrainien. Et comme ma maîtrise de l’alphabet cyrillique est proche du néant, ce sera tout pour cette fois…
L’effectif compte quelques internationaux ukrainiens, mais aucun n’est connu sur la scène internationale. De plus, leur attaquant vedette Oleg Venhlinskyy, élu meilleur joueur de son championnat en 2003, s’est blessé, et se retrouve donc probablement forfait contre Marseille, ou au mieux diminué. Et l’attaquant Olexandr Melaschenko, venu cet hiver du Dynamo Kiev, n’est pas qualifié pour la coupe de l’UEFA… Reste tout de même à faire attention aux milieux de terrain Dmytro Michailenko (capitaine) et Olexandr Rykun, ainsi qu’au défenseur central Serhiy Mathiukin.
Au final, espérons que cette équipe soit un obstacle beaucoup moins insurmontable que ne l’est la prononciation de Dniepropetrovsk. Mais le choc risque tout de même d’être difficile, à défaut de promettre du beau jeu, entre une équipe en début de saison se réveillant à peine d’hibernation, et l’Olympique de Marseille, si régulière depuis trois mois pour aligner les prestations sans relief…
Enfin tout est permis, et les supporters ne seront perdant dans aucun des cas de figures : défaite ou victoire, de France ou d’Ukraine, la vodka viendra réchauffer l’ambiance. Au pire, les virages de réchaufferont la mémoire en entonnant quelques La-la-la du temps béni de Dmitri... "Prosit" et "dasvidanja tovaritsh" !
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