
Quand l'OM a faim, l'OM grignotte
Date: 22 avril 2007 à 08:33:42 Sujet: LFP
Vainqueur aux forceps de Troyes, l'équipe remonte à quatre points de la 2ème place La Bonne Mère du haut de Notre Dame de la Garde s'est-elle penchée sur le berceau olympien pour l'accompagner lors d'une fin de saison qui n'a pas fini de nous réserver des surprises? Lille étrillé, Toulouse battu après avoir mené à Rennes, Sochaux accroché, l'Olympique de Marseille menacé mais vainqueur …aux forceps. Voilà l'équipe d'Albert Emon revenue à quatre points de la deuxième place, à trois de la troisième.
Le panorama du haut de tableau évolue en permanence. Il résonne comme un avertissement pour les plus faibles, les moins destinés à l'Europe de demain. Notre OM serre les dents, les poingts, s'accroche, dans la difficulté hier soir encore puisqu'il a fallu un tir détourné de Modeste M'Bami pour venir à bout d'une équipe de Troyes, attaquant ensemble mais sans trop forcer, défendant tant bien que mal ses derniers atouts en Ligue 1.
L'OM s'est montré fatigué, émoussé notamment dans sa première période où l'équipe d'Albert Emon a manqué de jus, de peps, de vivacité dans son animation offensive. Cette baisse de régime, liée en partie à la débauche d'énergie de mercredi contre Nantes, a été accompagnée de manques techniques, de justesse dans les centres en retrait, d'application dans les coups francs excentrés. Il est aisé de le souffler aposteriori, mais un léger turnover dès le coup d'envoi (Renato Civelli, Mathieu Valbuena, Djibril Cissé) aurait peut-être permis à l'OM de présenter d'autres arguments. Albert Emon avait décidé de reconduire le même onze de départ, mais c'est bien à la reprise avec le premier changement que la partie a gagné en dynamisme et en intérêt.
Le 4-3-3 a été abandonné au profit du 4-2-3-1, un changement tactique qui s’est avéré payant. L'arrivée de Djibril Cissé, qui se bonifie au fil des matches, comme quoi le passage sur le banc est utile quelque part, le déplacement de Franck Ribéry sur l'aile droite, le positionnement de Samir Nasri aux côtés de Lorik Cana ont donné un autre visage à l'OM. Plus bas sur le terrain, Samir Nasri a offert une touche technique plus intéressante en perforant souvent le premier rideau défensif adverse. Franck Ribéry et Mamadou Niang ont occupé avec plus de discernement les couloirs.
Bref, l'OM s'est mieux positionné en étant porté par des individualités plus impliquées dans les fonctions défensives, plus imaginatives dans l'animation offensive, grâce à des échanges plus rapides. Le niveau technique s'est élevé, à l'image du centre millimétré de Mamadou Niang pour l'ouverture du score de Djibril Cissé, étrangement laissé seul. Par fragilité, par incompréhension aussi, l'OM a connu un flottement sans dommage, matérialisé par l'égalisation de Troyes. Mais la Bonne Mère veille. La frappe de Modeste M'Bami, tant décrié depuis son arrivée, convertie en but par le dos d'un Troyen ressemble à un coup du destin. A un mois de l'élection à la Ligue des champions, l'OM remonte dans les sondages.
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