
Vous avez le ticket chic ? Voici le duo choc : Pagis-Cissé
Date: 27 avril 2007 à 08:11:58 Sujet: Pagis3
Rarement aligné jusqu'alors, ce duo a des chances d'être reconduit régulièrement en cette fin de saison. Quand, en cette fin de l’'automne, Djibril Cissé a intégré le groupe, une fois rétabli de sa seconde fracture de la jambe, l'OM a évidemment pris du volume mais il a aussi donné l'impression de ne plus savoir quoi faire de tous ses attaquants. Avec l'arrivée de l'international français, prêté par Liverpool, le secteur en question était bien saturé et Habib Bamogo en a finalement fait les frais, parti en prêt au Celta Vigo durant le mercato d'hiver.
Cela n'a pas empêché les choix cornéliens au nom d'un changement tactique devenu incontournable. Pour commencer, l'équipe olympienne n'a pas joué avec Djibril Cissé comme elle le faisait auparavant sans lui. Dans de telles conditions, il est alors apparu qu'un attaquant axial était peut-être de trop dans l'effectif: ce fut d'abord Mickaël Pagis.
L'OM a joué avec ces deux éléments, mais le retour de Franck Ribéry, à nouveau opérationnel en janvier après avoir soigné une pubalgie, et l'émergence de Samir Nasri, dans un rôle de meneur posté derrière Djibril Cissé, ont éloigné un peu plus Mickaël Pagis du onze de départ. Durant l'hiver, le dispositif offensif s'articulait notamment comme suit: une ligne de trois avec Franck Ribéry-Toifilou Maoulida sur les côtés et Djibril Cissé en pointe devant SamirNasri. Si Mamadou Niang a peu à peu retrouvé sa place dans le couloir gauche en raison de la nouvelle blessure de Franck Ribéry, Mickaël Pagis, lui, a le plus souvent vu démarrer les matches depuis son banc de touche.
Entre le match à Rennes le 14 janvier (2-0) et celui de Lorient le 31 mars (1-2), l'ancien Strasbourgeois aura été le plus clair du temps remplaçant ou alors remplacé le peu de fois (cinq) où il avait été titularisé. En 12 matches, L1 et coupe de France confondues, il aura passé 513 minutes sur le terrain, soit une moyenne de 42minutes par rencontre. Ces miettes de jeu lui ont tout de même permis d'inscrire deux buts en coupe de France (dont celui de l'égalisation contre Lyon avant que Mamadou Niang n'enfonce le clou) à la manière d'un pur joker. Pendant tout ce temps, Djibril Cissé a bénéficié d'un statut de titulaire pas si indiscutable que cela compte tenu d'une sérieuse baisse de régime après une arrivée en fanfare.
Justement, la tendance se sera inversée et s'il était devenu familier de voir Mickaël Pagis entrer en jeu, cela l'est tout autant désormais avec Djibril Cissé, lequel n'a plus été titularisé depuis le déplacement à Lorient. Aligné d'entrée contre Lille, au match suivant, ce fut au tour de Mickaël Pagis de céder sa place à l'Arlésien comme face à Nantes dix jours plus tard. Est-ce à dire que les deux hommes ne pourraient pas évoluer côte à côte ?
La dernière sortie olympienne, face à Troyes, est venue apporter un élément de réponse, lequel tendrait à démontrer que ces deux-là peuvent faire la paire, même si leur temps de jeu en commun, ce soir-là, n'avait pas dépassé 20 minutes. Vingt minutes certes, mais entrecoupées d'un but signé... Djibriiiiiiiiiiiiiiiiillllllllllll Cissé. Ce laps de temps a surtout permis de voir qu'un dispositif composé de Mickaël Pagis en soutien de Djibril Cissé, le tout encadré par Franck Ribéry-Mamadou Niang - voire Toifilou Maoulida - sur les côtés et Samir Nasri en électron libre pouvait être judicieux.
Ce qui n'étonne pas un Mickaël Pagis convaincu de sa complémentarité avec Djibril Cissé comme il l'avait déjà indiqué dans la presse. "On est peut-être des joueurs différents, mais j'ai toujours dit que l'on ne se complète jamais aussi bien que lorsqu'on est dissemblables, insiste-t-il. Djibril aime prendre la profondeur tandis que moi, je suis davantage un élément d'appui. De fait, on peut très bien jouer ensemble." Quitte à avoir donné le sentiment de marcher sur les pieds de Cissé et vice-versa
. Un aspect que réfute Mickaël Pagis : "A la limite, si on doit aborder ce sujet, note-t-il, ce serait vrai, parfois, avec Samir (Nasri) et Franck (Ribéry). J'aime bien venir vers le jeu et comme eux, ils évoluent tout en percussion, on se retrouve, alors, dans la même zone." Rien qui pourrait remettre en cause un attelage offensif visiblement parti pour être reconduit. Dès le coup d'envoi, dimanche face à Sochaux? Albert Emon ne l'a pas écarté: "On verra, mais on peut effectivement jouer avec Pagis et Cissé..."
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