C’est une petite nouveauté sur la Canebière. Si avec l’été arrivent multitude de rumeurs de transferts, un maître-mot résonne dans la cité phocéenne : stabilité. En s’attardant sur la feuille de match d’un certain Marseille-Metz de la fin de l’été en 2005, on remarquera que la formation olympienne aligne une équipe assez similaire à celle d’aujourd’hui. Carrrasso, Taiwo, Beye, Ribéry, Nasri, Cana, Niang et même Oruma sont de la partie.
Autrement dit, en deux saisons et trois périodes de transferts, l’OM n’a ajouté que quatre joueurs à son onze de départ. Pas énorme pour une équipe ayant eu l’habitude de modifier en profondeur son effectif lors de chaque intersaison…
Depuis maintenant deux ans, le recrutement s’effectue avec parcimonie et intelligence. La saison passée, le secteur offensif avait déjà fait parler de lui (sixième attaque de L1).
C’est donc fort logiquement que les efforts se sont concentrés sur la défense pour renforcer la formation marseillaise.
Ronald Zubar est arrivé l’été dernier, suivi de Julien Rodriguez durant l’hiver. Ce printemps, c’est Jacques Faty, le prometteur défenseur du Stade Rennais, qui s’est engagé pour évoluer au Vélodrome pendant trois saisons.
Une signature qui devrait écarter la piste menant à l’international tchèque de la Fiorentina Tomas Ujfalusi. Reste que renforcer numériquement la défense était sans doute l’opération la moins compliquée de l’été qui s’annonce.
Quid de Cissé et Ribéry ?
Toute stabilité implique une capacité à conserver les joueurs de son effectif. En ce sens, les deux grandes inconnues régnant autour de Djibril Cissé et Franck Ribéry pèsent actuellement très lourd sur l’avenir de l’Olympique de Marseille.
Pour le buteur international, la situation pourrait bien s’être simplifiée ces dernières heures. Rafael Benitez entend effectivement procéder à un vaste ménage de printemps à Liverpool, et ne semble pas disposé selon le Guardian à conserver son attaquant français.
Cela placerait ainsi l’OM en position idéale pour négocier une indemnité de transfert raisonnable, qui pourrait s’établir aux alentours de neuf millions d’euros, bien en deçà de l’option d’achat (fixée à douze millions d’euros) inhérente au prêt signé l’an dernier. Concernant le meneur de jeu international, la situation demeure plus floue, même si tout laisse à penser, au sein de l’organisation du club, que l’ancien Messin portera bien le maillot phocéen à la reprise du championnat malgré le bon de sortie accordé par Pape Diouf.
Un recrutement axé sur l’Hexagone
De l’avenir des deux internationaux dépend grandement celui de l’OM.
Désormais assuré de disputer la Ligue des champions à l’automne prochain, le club phocéen cherchera avant tout à étoffer un effectif trop léger pour disputer deux compétitions de front. La mauvaise passe hivernale et l’absence de résultats durant l’indisponibilité de Franck Ribéry ont mis en exergue le manque de profondeur du banc marseillais.
Ainsi, il semble plus probable que l’OM se tourne vers le marché hexagonal pour recruter, son enveloppe de transfert lui interdisant de multiplier les coups d’éclats au niveau européen. En ce sens, la signature, un temps évoquée, de Claudio Pizarro ne devrait pas se faire, pas plus que celle de Mohamed Zidan, l’attaquant égyptien du FC Mayence.
En revanche, Mario Melchiot est déjà annoncé comme empruntant le même chemin que Jacques Faty et les pistes menant à Pierre-André Gignac ou Karim Ziani semblent toujours d’actualité. Comme quoi, la stabilité n’interdit pas les rumeurs les plus folles…