
Metz/OM : Rendez vous à la Metz
Date: 21 janvier 2005 à 15:22:06 Sujet: Diouf1
Il y a tout juste un an, nous avions rendez vous dans cette même cathédrale du football français pour un rétablissement des plus divins. José Anigo avait eu la bénédiction de ses pères pour reprendre le travail du Parrain, un de ceux qui avaient été emporté par les flots tant son envie avait pris le dessus sur la raison et la compréhension des autres. Match en retard à rattraper pour voir comment se comportait l'équipe sous la coupe d'un chauve non divin...Au final, cela s'était soldé par un match nul qui ne déplaisait à personne mais qui, pour autant n'était pas non plus celui de la rédemption...
On se souvient tous de la suite...A croire que cette refonte humaine avait fait pousser des ailes chez nos joueurs, qui s'étaient empressés de nous illuminer en coupe UEFA en éliminant successivement Dniepropetrvsk et trois clubs dont les noms évoquent tout de même le respect, Liverpool, l'Inter Milan et en demi-finale Newcastle. C'était le temps de deux anges partis vers d'autres cieux, j'ai nommé Drogba et Meriem... A eux deux, c'est toute une ville qui rayonnait de bonheur le temps de quelques mois...Mais qu'il est loin ce temps, et pourtant si proche quand on y repense.
C'est en l'espace de quelques semaines que tout s'écroula comme un château de cartes.Auréolés d'une finale en coupe Uefa, perdue sur le score de 2-0 face à des Valencians opportunistes, aidés un petit peu par un autre chauve démoniaque, un arbitre tout de noir vêtu, Mr Collina, à croire qu'il avait prévu que l'équipe marseillaise disparaîtrait ce soir là et d'une fin de championnat pour la moins mitigée, tout le monde partait en vacances ou en équipe nationale pour l'Euro 2004. C'est alors que fut nommé Mr Diouf, un Pape venu non pas du Vatican mais du Sénégal où il prêchait la bonne parole étant jeune, avec ses incantations « prosées ».
Parole de Saint (hein Roger), ou langue de vipère, c'est au choix. Avec le Bouchet, ils ont animé une partie de l'année par leurs frasques vocales et littéraires. Certains déclarés intransférables, d'autres oubliés, d'autres pêchés à la ligne dans des clubs voisins. Le marché fut animé et c'est ainsi que la vie du club bascula dans l'obscur, non pas celui de la force, seulement celui du aux nuages ombrageux plombant le club. Le départ de Drogba fut vécu comme un pêché, peut être pas originel mais les extrêmes sont toujours là. L'arrivée de certains fut mal vécue, et les paroles de nos dirigeants n'ont rien arrangé du tout.
Au contraire, quand on croyait que tout allait bien, il a suffit d'une petite goutte dans le bol pour que celui-ci déborde. Anges déchus, ils furent cloués au piloris, et les grèves commencèrent pour pester une ire contre les dirigeants. Les événements ont rendu la vie impossible à Cricri d'amour, voir Robert Louis Dreyfus, les supporters se collant à leurs basques, ce qui entraîna des destitutions au sein du pouvoir du Triumvirat. Le chauve disparu, le Cricri en fuite, le Pape n'eu d'autre idée que de choisir parmi une liste pour le mois cosmique La Trousse.
Nul n'est prophète en son pays et lui le sait plus que quiconque. Lui qui connut pas mal de voyages exotiques pris les Rennes du club, son premier club français et non des moindres. Après la pluie diluvienne de Novembre, il prôna la stabilité et comme Noé il garda son couple de chèvres en place. Qui sait, pense-t-il qu'il pourra faire de son lait un bon cru...Et les matchs lui donnèrent raison. Malgré deux accrocs, il réussit à donner vie là où d'autres transformèrent des joueurs bénis des Dieux en statues de pierre livides.
De son côté, les grenats sont passés d'une gloire éphémère à un oubli notoire. Après une dernier match perdu contre le seul Diomède auteur de trois buts, Jean Fernandez a effectué un recrutement judicieux surtout en la personne de Ribery. Révélation de ce début de championnat, il avait écrasé les marseillais de sa classe divine avec trois passes décisives et une activité phénoménale qui plomba Lizarazu en l'espace de deux minutes. Tum fut l'autre plaque tournante de cette nouvelle équipe. Leur début de championnat est révélateur de la bonne forme de ceux ci. Dans le bon wagon pour le paradis, ils ont pourtant peu à peu sombrés dans un certain anonymat avant de se reprendre contre Lyon dernièrement malgré la défaite.
Ribery d'ailleurs absent pour le match, ce n'est pas de refus, celui-ci aurait peut être une pubalgie selon les dernières nouvelles. Tum quant à lui devrait tenir sa place au sein de l'attaque messine. Du côté marseillais, il semble que le 11 titulaire ces deux derniers matchs plaise beaucoup à Troussier et surtout le jeune Nasri, prodige, petit bijou brillant de mille feux. Attention à ne pas lui brûler les ailes car malheureusement ça brûlerait celles de l'équipe toute entière à mon avis...Luyindula enchanteresque dimanche dernier devra tenter de rééditer sa performance en compagnie d'un Marlet plus en jambes. N'diaye pas trop à l'aise sur la latéralité sera sûrement reconduit, mais attention au pied de nez courants dans le sud.
Deux équipes en quête de stabilité, d'une lueur, d'un signe qui leur ferait retrouver sourire, et gros un renouveau. Gagner équivaudrait à revenir sûrement parmi le groupe des trois premiers, l'inverse quant à lui...Une nouvelle douche est si vite arrivée...Il ne faudrait pas que les eaux que Moïse écarta nous retombe en pleine figure sinon c'est la tasse assurée, et pour sortir de cette Moïse, il faudra un bon tuba...Après moult retournements de situation, il serait temps de montrer que cette équipe vaut plus qu'un petit sursaut pour la nouvelle année. Il suffit pour ça de déployer nos ailes et prier à la Metz...Le Saint Graal est si proche, Rêvons d'Elision.
Gandalf Prie
Réagir sur le forum
|
|