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Sujet du message: [Edito] Malchance ou faute professionnelle ?
Près de trente-six heures après la terrible désillusion Olympienne en finale face à Sochaux, le débat est intéressant et animé entre les supporters Phocéens.
D'un côté ceux qui invoquent la malchance permettant ainsi de dédouaner l'incompétence et/ou la non implication de certains joueurs et dirigeants, de l'autre ceux qui voient une explication beaucoup plus pragmatique à cet échec.
L'Olympique de Marseille a disputé samedi sa dixième finale depuis 1986, dont six en Coupe de France (1986, 1987, 1989, 1991, 2006, 2007) et quatre européennes (1991, 1993, 1999, 2004). Beaucoup d'espoirs pour un bilan relativement maigre : une coupe en 1989 et la Ligue des Champions en 1993. Tour d'horizon de la coupe nationale.
Bernard Tapie vient tout juste d'arriver lorsque l'OM rencontre Bordeaux en 1986. Les Phocéens s'inclinent 2-1 après avoir mené au score. Plus en jambe que son adversaire, l'Olympique subit cependant en seconde période un arbitrage particulièrement douteux d'un Joël Quiniou hors du coup qui ne siffle pas une faute plus qu'évidente amenant le second but des Girondins à la 116ème minute. Très dur pour des Marseillais qui méritaient bien mieux.
La revanche sur Bordeaux n'a pas lieu. En 1987, les Olympiens creusent leur tombe dès le premier quart d'heure en offrant le premier but sur un plateau aux Girondins. Malgré un coup de mieux en seconde période, les hommes d'Aimé Jaquet inscrivent un second but en toute fin de rencontre pour un score final sans appel : 2-0. Un résultat somme toute logique, mais Bernard Tapie perd là sa seconde finale en un an.
La dernière dans la vitrine date de 1989. Au terme d'un match époustouflant dans lequel le capitaine Olympien Jean-Pierre Papin s'est offert un triplé et la bise au Président Mitterrand, l'OM décroche sa dixième Coupe de France aux dépens de Monaco 4-3. Le club Phocéen réalise d'ailleurs cette saison le doublé Coupe-Championnat.
Dix jours après le cruel dénouement au stade San Nicola de Bari, Olympiens et Monégasques se retrouvent au Parc des Princes. Mais en ce 8 juin 1991, le coeur est resté dans la cité des Pouilles et le Vice-Champion d'Europe encaisse un but désespérant dans les arrêts de jeu marqué par un miraculé du foot : Gérald Passi. En s'imposant 1-0, l'ASM prive l'OM du doublé alors que moins de deux semaines auparavant, le rêve d'un triplé historique était à portée de ballon. Mais sur cette finale, Monaco en voulait bien plus que des Phocéens Champions de France pour la troisième saison consécutive.
C'était le match à ne surtout pas perdre. Pour la première fois de leur histoire, les Olympiens rencontrent le Paris SG en finale lors de l'édition 2006. Favoris, les hommes de Jean Fernandez font le parfait match à l'envers et encaissent un but dans les toutes premières minutes avant de récidiver à l'entame de la seconde période. La réduction du score par Maoulida n'y changera rien, l'OM s'incline devant le club de la capitale 2-1. A partir du moment où on offre les deux buts à l'adversaire, on peut légitimement estimer que le résultat est logique.
Voilà donc la dixième finale disputée par l'Olympique en 21 ans soit, grosso merdo, une toutes les deux saisons. Si l'on ne prend en compte que la Coupe de France sur la même période, l'OM atteint la finale tous les 3-4 ans (3 ans et demi pour les chipoteurs :-D). Ce qui serait une très jolie statistique si il n'y avait toutes ces larmes. Alors autant sur certaines finales on peut invoquer le passage à vide de l'arbitre, la supériorité de l'adversaire, la fatigue et le moral à zéro quand on vient tout juste de perdre une finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions voire éventuellement la chance du vainqueur, autant sur ces deux dernières saisons ces arguments semblent obsolètes au possible.
Contre Paris, les Olympiens ont fait le non-match par excellence pêchant par excès de confiance et faisant des offrandes aberrantes à ce niveau de la compétition. Dois-je revenir sur Taïwo qui pinaille à 17 mètres de Barthez et qui se fait lamentablement gauler le cuir ? Ou encore, sur Vikash "Substitute" Dhorasoo qui avance tranquillou comme un couteau dans la purée sans que personne n'ait seulement l'idée de monter sur lui et marque le seul but de sa vie ?
Huit Olympiens ont eu du temps de jeu lors des deux dernières finales : Beye, Nasri, Taïwo, Cana, Ribéry, Niang, Maoulida et Oruma. Ces garçons ont quand même dû retenir un minimum les leçons du 29 avril 2006 ? Non ? Pourtant face aux hommes d'Alain Perrin, l'OM a eu deux fois son destin entre les mains. A deux reprises, Dame Coupe avait choisit son cavalier et l'a fait savoir très tôt via son messager Tatouageman, l'hOMme aux cheveux bariolés : dans les dix premières minutes du match et de la prolongation.
Et allez savoir pourquoi, au lieu de gentiment la cueillir et l'accueillir à bras ouverts, on l'a donné très consciencieusement aux Sochaliens qui n'en demandaient pas tant. Les Olympiens se sont mis à laisser des boulevards en espérant limiter la casse au p'tit bonheur la chance, la défense s'est quasi-systématiquement fait mettre à la rue et d'autres ont carrément préféré tenter l'exploit individuel (suivez mon regard) alors qu'un co-équipier était mieux placé pour amorcer un véritable mouvement. Comme si la simple idée de gagner enfin quelque chose les avait finalement fait régresser face à une équipe qui était prenable et surtout menée au score. Bref, les joueurs de l'Olympique de Marseille nous ont finalement fait le match d'un dimanche après-midi du côté de Trifouillis-les-Marais, la buvette conviviale en moins...
Résultat, Dame Coupe est allé se caguer en Franche-Comté au milieu des vaches et des pâturages alors qu'elle avait à la base opté pour ce club aux si fougueux supporters et à son Vieux Port baigné de son incomparable ambiance qu'elle rêvait tant de retrouver... 18 ans après.
Que celui qui pense viscéralement que nos deux derniers adversaires en finale nous étaient en tout point nettement supérieurs, que seule la chance a joué contre l'OM et que nous n'avons certainement pas fait de cadeaux défensifs aux Parisiens et Sochaliens afin de les placer dans les meilleures conditions possibles pour leur laisser la Coupe de France me jette la première bière.
Malchance ? Non. Faute professionnelle ? A n'en point douter.
No fear but what we do*.
*(Il n'y a de destin que ce que nous en faisons)
Dernière édition par Ray Flex le Mar Mai 22, 2007 4:56 pm; édité 1 fois
Des joueurs complétement attentistes et passif après chacun de nos buts. Taïwo et Beye ont laissé beaucoup de trop de liberté à Leroy, Ziani sur les côtés, nos couloirs étaient des vrais boulevards, Zubar toujours aussi mal placé, Ribéry qui en fait trop, Cissé trés mal servi...pour résumer pas d'intelligence tactique, aucun mental sur ce match, ça devient un peu trop récurrent lorsque l'OM se retrouve en final. Il faut un vrai leader, une grande gueule dans le bon sens du terme (si possible un DC associé à Rodriguez). J'espère que la LDC sera quand même au bout du parcours
Allez l'OM.
Je reviens de mon séjour marseillais... Je suis partie mercredi soir pour arriver jeudi matin... Tout de suite un tour au vél, pour me rassurer que je suis bien là... Puis dépose des bagages à l'hôtel... Un petit tour à la bonne mère pour une petite prière... TOUT CA POUR QUOI ???? voire une équipe statique, après le premier but de Cissé... qui se remet à jouer un peu après l'égalisation, un coatching à la noix, on sort Niang pour faire rentrer Oruma (qui en est seulement à son 3ème match de la saison...), alors je veux bien leur trouver toutes les excuses du monde, mais là je comprends plus rien... Toute la saison on aligne une équipe offensive et là d'un seul coup on joue la défense, en plus très mal.... les pénalties, pourquoi envoyer Zubar, tout le monde sait qu'il a les pieds carrés.... Moi je n'y comprends plus rien... J'ai fini en larmes à me saoûler tellement j'étais écoeuré... Et j'en suis toujours pas remise...
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Sujet du message:
Oula ! Le Flex est en colère, MAIS..........il a entièrement raison
Décevoir le peuple marseillais de cette manière est inadmissible et l'utilisation de la locution de faute professionnelle est parfaitement adaptée
Je reviens de mon séjour marseillais... Je suis partie mercredi soir pour arriver jeudi matin... Tout de suite un tour au vél, pour me rassurer que je suis bien là... Puis dépose des bagages à l'hôtel... Un petit tour à la bonne mère pour une petite prière... TOUT CA POUR QUOI ???? voire une équipe statique, après le premier but de Cissé... qui se remet à jouer un peu après l'égalisation, un coatching à la noix, on sort Niang pour faire rentrer Oruma (qui en est seulement à son 3ème match de la saison...), alors je veux bien leur trouver toutes les excuses du monde, mais là je comprends plus rien... Toute la saison on aligne une équipe offensive et là d'un seul coup on joue la défense, en plus très mal.... les pénalties, pourquoi envoyer Zubar, tout le monde sait qu'il a les pieds carrés.... Moi je n'y comprends plus rien... J'ai fini en larmes à me saoûler tellement j'étais écoeuré... Et j'en suis toujours pas remise...
Je fais la meme analyse que toi et moi aussi je n'arrive pas à me remettre je fais qu'y penser et j'arrete pas de me poser des questions, quel horreur!!
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Sujet du message:
Le ton monte à Marseille
La défaite en Coupe n’a pas plu du tout aux dirigeants marseillais.
Pape Diouf mais aussi Robert Louis-Dreyfus sont en colère et attendent fermement un sursaut d’orgueil à Saint-Etienne.
« Coupe amère. »
Dimanche, La Provence avait la gueule de bois. Toute la ville de Marseille également. Et le beau temps a petit à petit laissé place aux orages sur la région. Au propre comme au figuré. Le premier coup de tonnerre aurait d’ailleurs éclaté samedi soir en région parisienne, à Saint-Denis. Signé Robert Louis-Dreyfus. Comme si ce dernier était enfin devenu l’homme fort qu’on attendait dans les Bouches du Rhône depuis tant d’années. Celui qui pensait vendre l’OM il y a quelques semaines se serait comporté en patron, faisant vibrer les murs du Stade de France : « C’est la première fois que je vois Robert se mettre en colère de cette manière, raconte Pape Diouf dans les colonnes de La Provence. Il a qualifié ce match d’imperdable et a fait une courte déclaration aux joueurs. Pour lui, il était incompréhensible, presque indigne, d’avoir perdu ce match. »
RLD voulait ce premier vrai trophée après la Coupe Intertoto. Il le voulait, peut-être pour mieux vendre son club ou tout simplement parce que la passion pour son OM lui serait revenue. « Depuis quelques semaines, RLD est apparu impliqué comme si la passion pour le club revenait », confirme Diouf. Toujours actionnaire principal du club, l’homme d’affaires entend bien que son club réussisse à atteindre son objectif principal, à savoir la qualification pour la lucrative Ligue des Champions. RLD a transmis le message. Les Olympiens, deuxièmes de la L1, ne doivent pas commettre de nouvelle faute professionnelle et devront s’employer à conserver ce rang de dauphin de Lyon. Cela passe par deux succès, à Saint-Etienne puis contre Sedan.
Pour y parvenir, Pape Diouf a lui aussi fait vibrer ses cordes vocales. Il veut voir des hommes sur le terrain à Saint-Etienne, des soldats qui n’abdiquent pas comme contre Sochaux. Les Ribéry et autres Zubar, à côté de leurs pompes face à l’équipe d’Alain Perrin, doivent retrouver un niveau capable de décrocher la C1. « Je compte sur l’orgueil des joueurs », affirme Diouf dans La Provence. Et pour bien enfoncer le clou, il a rappelé ceci à ses joueurs et entraîneurs : « L’objectif initial était une qualification en Ligue des Champions. C’est maintenant devenu un impératif, une obligation pour le club.
Pour les supporters, l’actionnaire et tous ceux qui nous suivent, on ne peut pas se permettre de le louper. »
Et d’asséner : « On ne peut pas continuer à végéter à Marseille. »
La réaction n’est pas attendue : elle est exigée.